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Sur Parc sauvage et autres récits brefs de Jacques Roubaud

Manet van Montfrans, ‘Jeux de mots, lieux de mémoire. Sur  Parc Sauvage et autres récits brefs de Jacques Roubaud’.

Dans Parc Sauvage (2008), récit apparemment simple de Jacques Roubaud, un des jeux
favoris des deux enfants protagonistes, vivant sous la menace des rafles allemandes,
consiste à communiquer par messages secrets. L’agencement des lettres, syllabes ou mots
par lesquels ces messages sont résumés en fin de chapitre s’avère obéir à une contrainte
oulipienne. Si le lecteur familier de Roubaud reconnaît certains faits de la vie de celui-ci,
le texte ne saurait se lire comme un récit d’enfance autobiographique. Le rapprochement
de Parc Sauvage avec d’autres récits situés à la même époque permet de constater que
Roubaud s’y livre à une déambulation mémorielle dans laquelle la mise par écrit de ses
souvenirs d’enfance les fait changer sans cesse de forme. Ce rapprochement révèle également à quel point le goût des formes oulipiennes ou autres dispositifs formels dépasse chez Roubaud le champ de l’expérimentation ludique.

In Parc Sauvage (2008), a seemingly simple story by Jacques Roubaud, one of the favourite
games of the two protagonists, who are living under the threat of German raids, is to
communicate secret messages. The arrangement of letters, syllables, or words by which
these messages are summarized at the end of the chapter proves to obey Oulipian rules.
Whereas the reader who is familiar with Roubaud recognizes certain facts of his life, the
text cannot be read as an autobiographical tale of childhood. Comparing Parc Sauvage
with other accounts of the same period reveals that Roubaud devotes himself to a memorial ambulation in which writing his memories of childhood makes them constantly
change shape. This approach reveals how in Roubaud the taste of Oulipian forms or other
formal systems exceeds the scope of playful experimentation.

 

Manet van Montfrans, ‘Jeux de mots, lieux de mémoire. Sur  Parc Sauvage et autres récits brefs de Jacques Roubaud’. In A.E. Schulte Nordholt & P.J. Smith (éds.), Jeu de Mots/ Enjeux littéraires Jeux de mots – enjeux littéraires, de François Rabelais à Richard Millet | Brill/Rodopi, Essais en hommage à Sjef Houppermans,. Leiden: Brill, Faux titre ( 2018), 160-173.

Chevauchées picturales et verbales dans ‘Les Onze’ de Pierre Michon : De Géricault à Lascaux .

Manet van Montfrans (2017). Chevauchées picturales et verbales dans ‘Les Onze’ de Pierre Michon : De Géricault à Lascaux . In S. Jișa, Y. Goga, & S. Freyermuth (Éds.), Des arts visuels à l’écriture romanesque dans l’œuvre de Pierre Michon (Vol. collection “Romanul francez actual”, 2017. , pp. 32-51). [2] Cluj-Napoca: Casa Cărţii de Ştiinţă. [details]

De laatste tocht van Helmut Kohl

De  laatste tocht van de Duitse Europeaan Helmut Kohl (1930-2017)

Na een plechtige ceremonie in het Europees parlement, waarin een aantal wereldleiders op 1 juli 2017 afscheid nam van de op 16 juni overleden oud- bondskanselier Helmut Kohl, werden diens stoffelijke resten per helikopter naar Ludwigshafen teruggevlogen, om vandaar per boot over de Rijn naar de stad Speyer gebracht te worden. Daar vond de begrafenis in besloten kring plaats.

Kohl was in 1990 een belangrijk acteur bij de bewerkstelliging van de Duitse eenwording; hij was ook een vurig voorstander van een Verenigd Europa. De tocht over de Rijn, eeuwenlang een twistappel tussen Duitsland en Frankrijk  – de Rijn werd lang door Duitsland beschouwd als een Duitse rivier, door Frankrijk als een ‘natuurlijke en historische’ grens – , was uiteraard niet gespeend van symboliek. Na twee wereldoorlogen was de verhouding tussen Frankrijk en Duitsland allerminst hartelijk. Onder leiding van het tweemanschap Mitterrand en Kohl, in dat opzicht waardige opvolgers van De Gaulle en Adenauer,  kwam de Frans-Duitse samenwerking, ook wel de motor van de Europese eenwording genoemd, echter tot grote bloei. Een van de markante punten in de Frans-Duitse samenwerking was de herdenking door beide staatslieden van de slachtoffers van de Eerste Wereldoorlog op 24 september 1984  in Verdun.

Om de symboliek van de laatste tocht van de (net als Adenauer) in het Rijnland geboren Kohl te verduidelijken, heb ik een in 1993 gepubliceerd artikel over de rol van de Rijn in de politiek en de literatuur van Duitsland én Frankrijk gedigitaliseerd.

Link: Le Rhin

Om dit artikel te citeren: Manet van Montfrans, ‘Le Rhin, entre littérature et politique’, in Yearbook of European Studies, no 6, Borders and Territories,  Amsterdam/Atlanta: Rodopi, 1993,  124-151.

Calvino en Perec

is[1]L’enchâssement des énigmes : Les villes invisibles d’Italo Calvino dans La Vie mode d’emploi de Georges Perec.

 Au pays des contraintes, l’énigme est reine. La position que les Oulipiens occupent par rapport à la dissimulation ou au dévoilement des contraintes, question fort débattue au sein du groupe, varie d’un auteur à l’autre. Certains propagent l’invisibilité totale des contraintes (Queneau, Mathews). D’autres tels que  Perec et Calvino les énoncent explicitement ou bien se contentent d’en livrer certaines clés.

Si la contrainte est motivée par l’autobiographie comme dans le cas de Perec, l’auteur a tout intérêt à ne pas la révéler. Mais il existe d’autres raisons pour ne pas expliciter les contraintes utilisées. Le texte à contraintes se heurte encore fréquemment de la part des lecteurs à un rejet à priori. Le recours à l’énigme qui naît de la dissimulation ou du dévoilement partiels des contraintes, à l’intérieur ou à l’extérieur des textes, est alors une stratégie permettant à la fois de négocier l’acceptation du texte et de décourager une lecture réductionniste. Le lecteur essaiera de découvrir la grille de lecture adéquate à partir des quelques indices qui lui ont été fournis.

Georges Perec et Italo Calvino ont, dans de nombreux textes, marqué leur communauté d’intérêts et d’approches. Ainsi, Calvino a donné une analyse de La vie mode d’emploi (1984), a consacré la cinquième de ses Leçons américaines, intitulée « Multiplicité», au roman comme encyclopédie, leçon qui se termine sur un retour à Perec, à Queneau et à l’Oulipo. La sixième leçon, restée inachevée par la mort, devait être consacrée à Bartleby. De son côté, Perec ouvre la douzième section d’Espèces d’Espaces par une longue citation de Cosmicomics de Calvino. Calvino figure également parmi les auteurs de la deuxième liste « Citations » du Cahier des Charges.  Dominique Bertelli (1998) a relevé douze impli-citations de Calvino dans La vie mode d’emploi. La proximité de ces deux figures tutélaires de l’Oulipo a été étudiée à plusieurs reprises  et de plusieurs points de vue (Bertelli, Krysinski, Nannicini). Mon article est centré sur les rapports entre Les villes invisibles (1972) et La vie mode d’emploi (1978) : parmi les textes de Calvino que Perec a mis à contribution pour ses impli-citations dans La Vie mode d’emploi, Les villes invisibles occupent en effet une place proéminente.

Si Calvino a été en général moins réticent que Perec à énoncer les contraintes dont il s’est servi, Les villes invisibles (1972) reste un texte mystérieux. La table des matières montre nettement au lecteur qu’il s’agit d’un texte à contrainte (onze séries de ‘types’ de villes qui réapparaissent cinq fois chacune dans le texte). Mais il a fallu attendre le décryptage ingénieux de Carlo Ossola (voir Daros, Italo Calvino, 1994) pour trouver la clé de l’énigme : une forme géométrique cachée, sous-jacente au texte, un parallélogramme décomposé en quatre triangles symétriques et équivalents, incluant cinq villes sur chacun de leurs côtés. Et précisément au cœur de cette figure, au centre du texte, Baucis, la ville invisible : « Celui qui va à Baucis n’arrive pas à la voir ».

 De même que Les villes invisibles, La vie mode d’emploi compte parmi les textes dont les échafaudages n’ont été révélés que (très) partiellement par leur auteur. Et si le Cahier des charges apprend au lecteur quels sont les fragments que Perec a empruntés aux Villes invisibles de Calvino, il ne dit rien sur ce qui a déterminé son choix. Mon analyse porte sur la sélection que Perec a effectuée parmi les onze séries de ‘types’ de villes dans le texte de Calvino. L’étude de la répartition de ces emprunts sur les chapitres de La Vie mode d’emploi, et du contexte dans lequel ils figurent, permet de montrer comment Perec exploite les contraintes qui structurent Les Villes invisibles, en  les imbriquant dans celles qui régissent La Vie mode d’emploi.

PDF Link:  http://hdl.handle.net/11245/1.284144

Pour citer cet article:  Manet van Montfrans, L’enchâssement des énigmes : Les villes invisibles d’Italo Calvino dans La Vie mode d’emploi de Georges Perec .In B. Magné, & C. Reggiani (Eds.), Ecrire l’énigme. (pp. 115-127). Paris: Presses de l’Université de Paris-Sorbonne (PUPS), 2007.

In de Kast: Poste Restante, een bericht uit 1945

Manet van Montfrans, ‘In de Kast: Poste Restante, een bericht uit 1945. Over Franse literatuur, vervolging en volharding’. In : Vooys, 34 (3), 2016, 58-65. 

Françoise Frenkel, Rien où poser sa tête, Parijs, Gallimard, 2015 [Genève, 1945].

De Passauerstrasse in 1934 met de boekwinkel van Françoise Frenkel
De Passauerstrasse in 1934 met de boekwinkel van Françoise Frenkel

In 1921 begint Françoise Frenkel, een jonge vrouw van Pools-Joodse afkomst die Franse taal en letterkunde heeft gestudeerd aan de Sorbonne, een Franse boekhandel in Berlijn: ‘La Maison du Livre francais’.

De Hollandsche Schouwburg. Lieu de mémoire

Manet van Montfrans:  ‘Des sites et des lieux’.  ‘De Hollandsche Schouwburg: Bâtiment des larmes’. In: Ph. Mesnard, Luba Jurgenson (éds), Mémoires en Jeu,  n°1  Soljenitsyne/Chalamov,  Parijs, Éd. Kimé, septembre 2016,  128-133.

En ligne dans: Encyclopédie critique du témoignage et de la mémoire, Lieux de mémoire,  Philippe Mesnard et Luba Jurgenson (éds) (Eur’ORBEM / Paris IV – CRAL.EHESS)

En ligne: http://memories-testimony.com/lieu-memoriel/de-hollandsche-schouwburg-lieu-de-memoire-amsterdam/

Facade du Hollandscge Schouwburg©
Facade du Hollandsche Schouwburg©

Abstract

Until 1940, The Hollandsche Schouwburg, located just outside the Jewish quarter of Amsterdam, was a popular theatre, putting on many well-known Dutch plays. In 1941 the Nazi occupiers changed the theatre’s name into Joodsche Schouwburg (Jewish Theatre). After that, only Jewish actors and artistes were allowed to perform there – for a strictly Jewish audience. Between July 1942 and November 1943 more than 46.000 Jewish men, women and children were detained in the theatre and  transported from there to the Dutch transit camps in Westerbork or Vught. These were the last stop before they were herded into trains bound for one of the extermination camps.

The Creche, a day nursery located opposite The Hollandsche Schouwburg, was annexed for Jewish children. They were separated from their parents while they awaited deportation. Walter Süskind, a Jew who had fled Germany in 1938 and was a member of the Dutch Jewish Council (Judenrat), had been designated by the Nazis as the manager of The Schouwburg.  He  decided to start rescuing hundreds of children.  Helped by several Dutch Resistance groups around 600 children were smuggled out of the Creche through the adjacent Hervormde Kweekschool (Teacher Training College).  A crucial role was played by the assistants of  the Creche and the Director of the School.

After the liberation, attempts to put on public performances in the Hollandsche Schouwburg led to a storm of protest. In 1949 the theatre was sold to the Hollandsche Schouwburg Comittee, aimed at preventing the Schouwburg from ever being used again as a theatre. The Comittee donated the building to the city council of Amsterdam, but only after long years of discussions and controversy within the Jewish Community and with the city council , the decision was taken to transform the neglected buildings of the Schouwburg into a Memorial Site.

In 1962, the city council of Amsterdam inaugurated a monument here in remembrance of the Jewish victims of the Nazi terror. In 1993, a memorial chapel was installed, listing the 6 700 family names of the 104 000 Jews from the Netherlands who were murdered in the war. Today, the Hollandsche Schouwburg serves as a monument and war memorial.

Actually, the project of reuniting the two buildings,The Hollandsche Schouwburg and the former Hervormde Kweekschool directly across the street, in a National Shoa Museum,  is being carried out, in order to tell the comprehensive story of the persecution, deportation and murder of more than three-quarters of the Netherlands’ Jews (104.000).  On May 15th 2016 a first exhibition space in the former Kweekschool has been inaugurated  by the Mayor of Amsterdam.

Since 2005, the Dutch Auschwitz Committee has endeavoured to establish a Holocaust Memorial of Names that will bear the names of all the Dutch Holocaust Victims, including Roma and Sinti.  A design for the Memorial has been made by the American architect of Polish-Jewish descent Daniel Libeskind.  A longstanding  controversy  about the location of this voluminous Monument has been solved in April 2016: all involved parties seemCour du Hollandsche Schouwburg

to rest their case.

Cour du Hollandsche Schouwburg avec la stèle
Cour du Hollandsche Schouwburg avec la stèle

Formes du récit de filiation chez Pierre Bergounioux

bergounioux1[1]Formes du récit de filiation chez Pierre Bergounioux : de L’Orphelin à La Casse et La Ligne

Résumé

Relevant du vaste cycle autobiographique publié par Pierre Bergounioux entre 1984 et 1996, L’Orphelin (1992) est l’un des textes emblématiques du récit de filiation, genre littéraire qui a fait son apparition dans les deux dernières décennies du vingtième siècle et a été théorisé par Dominique Viart. Le livre est centré sur la lutte du narrateur  avec un père orphelin de guerre, qui se montre indifférent, voire hostile à l’égard de son fils, et refuse de lui accorder un sentiment d’existence. La lutte vaine du narrateur de L’Orphelin pour se faire reconnaître comme individu par ce père est également évoquée dans deux textes brefs, La Casse (1994) et La Ligne (1997). Une comparaison de L’Orphelin avec ces deux récits ‘satellites’ permettra de mettre en relief le jeu des variations narratives et spéculatives sur le thème d’une quête d’identité difficile.

Pour citer: Manet van Montfrans, ‘Formes du récit de filiation chez Pierre Bergounioux : de L’Orphelin à La Casse et La Ligne’, in : Sylviane Coyault et Marie Thérèse Jacquet (éds), Les chemins de Pierre Bergounioux, Pubblicazioni Collana – Quodlibet Studio. Lettere. Ultracomporanea, 2016, 47-58.

Link:  http://quodlibet.it

Brune, Smith, Ivan et Castro: l’histoire selon Pierre Bergounioux

‘Brune, Smith, Ivan et Castro: l’histoire selon Pierre Bergounioux’, Études romanes de Brno, 33, 1, 2012, 235-249.

bergounioux1[1]Cet article est centré sur sur quatre textes brefs de Pierre Bergounioux (1949). Dans La mort de Brune, paru en 1996, Bergounioux revient sur l’enfant qu’il fut à Brive, sa ville natale; l’un de ses souvenirs concerne un tableau représentant Brune mourant. Cela l’amène à remonter à l’époque de la Révolution et à retracer la carrière de ce Brune, l’un des rares grands hommes de Brive, militaire révolutionnaire, devenu maréchal sous Napoléon, et assassiné par les royalistes à Avignon en août 1815. Basé sur un documentaire vu à la télévision au milieu des années 60, B-17 G (2001), oeuvre de commande, relate les derniers moments d’un bombardier américain abattu par un chasseur allemand en 1944. Le protagoniste de ce drame est l’un des mitrailleurs du Boeing, baptisé Smith par Bergounioux. Dans la lignée de B-17 G se situe une autre oeuvre de commande, parue fin 2010, qui comporte un bref récit et un essai, intitulés respectivement Le Baiser de sorcière et Le Récit absent. Le destin du protagoniste du Baiser de sorcière, un jeune tankiste soviétique, baptisé Ivan, tué avec son équipage dans les rues de Berlin fin avril 1945, rejoint celui de Smith. L’essai, Le Récit absent, est centré sur la question de savoir pourquoi l’histoire de l’URSS n’a pas trouvé d’écho digne de ce nom en littérature. Back in the Sixties (2003) résulte d’une visite de l’auteur à Cuba en 2002 qui lui fournit l’occasion de revenir sur le mouvement révolutionnaire sud-américain et le tiers-mondisme de sa jeunesse. La comparaison de ces quatre textes permettra de dégager ce qui relie l’évocation de trois périodes historiques différentes et de montrer en quoi ces récits sont illustratifs des rapports que Bergounioux tisse dans son oeuvre avec l’Histoire.

Lien: 1_EtudesRomanesDeBrno_42-2012-1_25

Pour citer cet article:

Manet van Montfrans, ‘Brune, Smith, Ivan et Castro: l’histoire selon Pierre Bergounioux’, Études romanes de Brno, 33, 1, 2012, 235-249.

Terug naar de oorsprong: Geschiedenis en voorgeschiedenis bij Jean Rouaud

Terug naar de oorsprong. Geschiedenis en voorgeschiedenis bij Jean Rouaud, in Tirade, Amsterdam, G.A.van Oorschot, vol.55, No 1 (2011), 70-81.

paard_lascaux[1]In 1996 verscheen van Jean Rouaud (1952)  onder de titel Le paléo circus een mooi geïllustreerd verhaal over het ontstaan van prehistorische rotstekeningen. Rouaud voert een groep jagers ten tonele die ‘s avonds in de beschutting van een grot tot hun verbazing en ook ergernis vrouwen en kinderen aantreffen rond de tweederangsleden van de gemeenschap, de sjouwers. Deze steken gloedvolle verhalen af over de avonturen waarvan zij getuige zijn geweest. Het publiek hangt aan hun lippen en heeft voor de echte helden maar weinig aandacht. Op de achtergrond, in de schaduw, luistert ook een gebochelde verschoppeling mee. Hij wordt getolerereerd maar meer ook niet, en is, wanneer hij zich een voorstelling wil maken van de avonturen van de anderen, op zijn verbeelding aangewezen. Op een goede dag tekent hij, in de ban van een van de jachtverhalen, op de stoffige bodem van de grot de omtrek van een mammoet. Verbouwereerd staart hij naar zijn schepping, veegt hem uit, en herhaalt de beweging. De homo sapiens blijkt ook een homo ludens te zijn.

Verwante literatuur:

  • Jean-Jacques Salgon, Parade sauvage, Verdier 2016.
  • Pierre Michon, La grande Beune,  Verdier, 1997.

Link : www.tirade.nl

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