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Éditions Verdier : un lieu, un projet, un trajet collectif. Entretien avec Colette Olive

Éditions Verdier : un lieu, un projet, un trajet collectif
Manet van Montfrans s’entretient avec Colette Olive

Résumé
Verdier est une maison d’édition indépendante avec un siège social à Lagrasse, dans l’Aude, et une permanence à Paris. La maison est aujourd’hui co‐gérée par Colette Olive et Michèle Planel. Ensemble avec Gerard Bobillier et Benoît Rivéro (qui quittera le groupe assez vite), elles ont été à l’origine d’une aventure éditoriale extraordinaire.
Les titres (environ 700) du catalogue édité en 2019 à l’occasion des quarante années d’existence se regroupent en cinq grandes rubriques : littérature, sciences humaines, philosophie, art, architecture et cinéma, spiritualités.
À la fondation de la maison en 1979, les éditeurs ont laissé derrière eux leur militantisme politique, sans pour autant renier leur volonté de contribuer à transformer sinon le monde, du moins les consciences. Le catalogue
témoigne d’une exigence sans faille ainsi que d’une extraordinaire ouverture au monde. Né en plein coeur des Corbières, Verdier a voulu se situer au croisement de différentes cultures. En font preuve les collections de traductions de plusieurs langues étrangères, dont l’arabe et l’hébreu. Le fonds comporte des textes fondateurs tels le Guide des égarés de Moïse Maïmonide, Les Batailles nocturnes de Carlo Ginzburg, Les récits de la Kolyma (2003) de Varlam Chalamov, mais il montre aussi l’émergence d’auteurs français importants, tels Pierre Michon et Pierre Bergounioux.
Comment une maison d’édition qui se caractérise par un fonds exigeant a‐t‐elle réussi à garder son indépendance sans faire de concessions ? Comment a‐t‐elle su survivre aux naufrages économiques, éviter d’être écrasée dans des reprises commerciales incertaines ? Comment a‐t‐elle fait face à la transformation radicale de l’industrie du livre, c’est‐à‐dire sa fabrication, sa diffusion et sa médiatisation ? Ce sont les questions que nous avons posées à Colette Olive, dans le cadre d’un entretien visant à mettre en lumière le travail accompli
durant une quarantaine d’années par cette maison d’édition singulière.

RELIEF (Revue électronique de littérature française), Vol. 15 No 1 (2021): (Re)traduire les classiques français (Maaike Koffeman et Marc Smeets éds), 175-184.

https://revue-relief.org/issue/view/466

la maison de Verdier
la maison de Verdier

Pierre Bergounioux Carnet_de_notes_2016-2020-652x1024

Sur Parc sauvage et autres récits brefs de Jacques Roubaud

‘Jeux de mots, lieux de mémoire. Sur  Parc Sauvage et autres récits brefs de Jacques Roubaud’.

Dans Parc Sauvage (2008), récit apparemment simple de Jacques Roubaud, un des jeux
favoris des deux enfants protagonistes, vivant sous la menace des rafles allemandes,
consiste à communiquer par messages secrets. L’agencement des lettres, syllabes ou mots
par lesquels ces messages sont résumés en fin de chapitre s’avère obéir à une contrainte
oulipienne. Si le lecteur familier de Roubaud reconnaît certains faits de la vie de celui-ci,
le texte ne saurait se lire comme un récit d’enfance autobiographique. Le rapprochement
de Parc Sauvage avec d’autres récits situés à la même époque permet de constater que
Roubaud s’y livre à une déambulation mémorielle dans laquelle la mise par écrit de ses
souvenirs d’enfance les fait changer sans cesse de forme. Ce rapprochement révèle également à quel point le goût des formes oulipiennes ou autres dispositifs formels dépasse chez Roubaud le champ de l’expérimentation ludique.

Manet van Montfrans, ‘Jeux de mots, lieux de mémoire. Sur  Parc Sauvage et autres récits brefs de Jacques Roubaud’. In A.E. Schulte Nordholt & P.J. Smith (éds.), Jeu de Mots/ Enjeux littéraires, de François Rabelais à Richard Millet | Brill/Rodopi, Essais en hommage à Sjef Houppermans, Leiden: Brill, Faux titre ( 2018), 160-173.

Link: http://www.brill.com/products/book/jeux-de-mots-enjeux-litteraires-de-francois-rabelais-richard-millet

 

rill, Faux titre ( 2017).

Chevauchées picturales et verbales dans ‘Les Onze’ de Pierre Michon : De Géricault à Lascaux

Manet van Montfrans (2017). Chevauchées picturales et verbales dans ‘Les Onze’ de Pierre Michon : De Géricault à Lascaux . In S. Jișa, Y. Goga, & S. Freyermuth (Éds.), Des arts visuels à l’écriture romanesque dans l’œuvre de Pierre Michon (Vol. collection « Romanul francez actual », 2017. , pp. 32-51). [2] Cluj-Napoca: Casa Cărţii de Ştiinţă. [details]

Calvino et Perec

L’enchâssement des énigmes : Les villes invisibles d’Italo Calvino dans La Vie mode d’emploi de Georges Perec.

 is[1]Au pays des contraintes, l’énigme est reine. La position que les Oulipiens occupent par rapport à la dissimulation ou au dévoilement des contraintes, question fort débattue au sein du groupe, varie d’un auteur à l’autre. Certains propagent l’invisibilité totale des contraintes (Queneau, Mathews). D’autres tels que  Perec et Calvino les énoncent explicitement ou bien se contentent d’en livrer certaines clés.

Si la contrainte est motivée par l’autobiographie comme dans le cas de Perec, l’auteur a tout intérêt à ne pas la révéler. Mais il existe d’autres raisons pour ne pas expliciter les contraintes utilisées. Le texte à contraintes se heurte encore fréquemment de la part des lecteurs à un rejet à priori. Le recours à l’énigme qui naît de la dissimulation ou du dévoilement partiels des contraintes, à l’intérieur ou à l’extérieur des textes, est alors une stratégie permettant à la fois de négocier l’acceptation du texte et de décourager une lecture réductionniste. Le lecteur essaiera de découvrir la grille de lecture adéquate à partir des quelques indices qui lui ont été fournis.

Georges Perec et Italo Calvino ont, dans de nombreux textes, marqué leur communauté d’intérêts et d’approches. Ainsi, Calvino a donné une analyse de La vie mode d’emploi (1984), a consacré la cinquième de ses Leçons américaines, intitulée « Multiplicité», au roman comme encyclopédie, leçon qui se termine sur un retour à Perec, à Queneau et à l’Oulipo. La sixième leçon, restée inachevée par la mort, devait être consacrée à Bartleby. De son côté, Perec ouvre la douzième section d’Espèces d’Espaces par une longue citation de Cosmicomics de Calvino. Calvino figure également parmi les auteurs de la deuxième liste « Citations » du Cahier des Charges.  Dominique Bertelli (1998) a relevé douze impli-citations de Calvino dans La vie mode d’emploi. La proximité de ces deux figures tutélaires de l’Oulipo a été étudiée à plusieurs reprises  et de plusieurs points de vue (Bertelli, Krysinski, Nannicini). Mon article est centré sur les rapports entre Les villes invisibles (1972) et La vie mode d’emploi (1978) : parmi les textes de Calvino que Perec a mis à contribution pour ses impli-citations dans La Vie mode d’emploi, Les villes invisibles occupent en effet une place proéminente.

Si Calvino a été en général moins réticent que Perec à énoncer les contraintes dont il s’est servi, Les villes invisibles (1972) reste un texte mystérieux. La table des matières montre nettement au lecteur qu’il s’agit d’un texte à contrainte (onze séries de ‘types’ de villes qui réapparaissent cinq fois chacune dans le texte). Mais il a fallu attendre le décryptage ingénieux de Carlo Ossola (voir Daros, Italo Calvino, 1994) pour trouver la clé de l’énigme : une forme géométrique cachée, sous-jacente au texte, un parallélogramme décomposé en quatre triangles symétriques et équivalents, incluant cinq villes sur chacun de leurs côtés. Et précisément au cœur de cette figure, au centre du texte, Baucis, la ville invisible : « Celui qui va à Baucis n’arrive pas à la voir ».

 De même que Les villes invisibles, La vie mode d’emploi compte parmi les textes dont les échafaudages n’ont été révélés que (très) partiellement par leur auteur. Et si le Cahier des charges apprend au lecteur quels sont les fragments que Perec a empruntés aux Villes invisibles de Calvino, il ne dit rien sur ce qui a déterminé son choix. Mon analyse porte sur la sélection que Perec a effectuée parmi les onze séries de ‘types’ de villes dans le texte de Calvino. L’étude de la répartition de ces emprunts sur les chapitres de La Vie mode d’emploi, et du contexte dans lequel ils figurent, permet de montrer comment Perec exploite les contraintes qui structurent Les Villes invisibles, en  les imbriquant dans celles qui régissent La Vie mode d’emploi.

PDF Link:  http://hdl.handle.net/11245/1.284144

Pour citer cet article:  Manet van Montfrans, L’enchâssement des énigmes : Les villes invisibles d’Italo Calvino dans La Vie mode d’emploi de Georges Perec .In B. Magné, & C. Reggiani (Eds.), Ecrire l’énigme. (pp. 115-127). Paris: Presses de l’Université de Paris-Sorbonne (PUPS), 2007.

Mémoires en Jeu/Memories at Stake

Manet van Montfrans:  ‘Des sites et des lieux.  ‘De Hollandsche Schouwburg: Bâtiment des larmes’. In Ph. Mesnard, Luba Jurgenson (éds), Mémoires en Jeu/Memories at Stake, no 1, septembre 2016,  128-133; Encyclopédie critique du témoignage et de la mémoire, Lieux de mémoire.

En ligne: http://memories-testimony.com/lieu-memoriel/de-hollandsche-schouwburg-lieu-de-memoire-amsterdam/

Facade du Hollandscge Schouwburg©
Façade du Hollandsche Schouwburg

Abstract

Until 1940, The Hollandsche Schouwburg, located just outside the Jewish quarter of Amsterdam, was a popular theatre, putting on many well-known Dutch plays. In 1941 the Nazi occupiers changed the theatre’s name into Joodsche Schouwburg (Jewish Theatre). After that, only Jewish actors and artistes were allowed to perform there – for a strictly Jewish audience. Between July 1942 and November 1943 more than 46.000 Jewish men, women and children were detained in the theatre and  transported from there to the Dutch transit camps in Westerbork or Vught. These were the last stop before they were herded into trains bound for one of the extermination camps.

The Creche, a day nursery located opposite The Hollandsche Schouwburg, was annexed for Jewish children. They were separated from their parents while they awaited deportation. Walter Süskind, a Jew who had fled Germany in 1938 and was a member of the Dutch Jewish Council (Judenrat), had been designated by the Nazis as the manager of The Schouwburg.  He  decided to start rescuing hundreds of children.  Helped by several Dutch Resistance groups around 600 children were smuggled out of the Creche through the adjacent Hervormde Kweekschool (Teacher Training College).  A crucial role was played by the assistants of  the Creche and the Director of the School.

After the liberation, attempts to put on public performances in the Hollandsche Schouwburg led to a storm of protest. In 1949 the theatre was sold to the Hollandsche Schouwburg Comittee, aimed at preventing the Schouwburg from ever being used again as a theatre. The Comittee donated the building to the city council of Amsterdam, but only after long years of discussions and controversy within the Jewish Community and with the city council , the decision was taken to transform the neglected buildings of the Schouwburg into a Memorial Site.

In 1962, the city council of Amsterdam inaugurated a monument here in remembrance of the Jewish victims of the Nazi terror. In 1993, a memorial chapel was installed, listing the 6 700 family names of the 104 000 Jews from the Netherlands who were murdered in the war. Today, the Hollandsche Schouwburg serves as a monument and war memorial.

Actually, the project of reuniting the two buildings,The Hollandsche Schouwburg and the former Hervormde Kweekschool directly across the street, in a National Shoa Museum,  is being carried out, in order to tell the comprehensive story of the persecution, deportation and murder of more than three-quarters of the Netherlands’ Jews (104.000).  On May 15th 2016 a first exhibition space in the former Kweekschool has been inaugurated  by the Mayor of Amsterdam.

Since 2005, the Dutch Auschwitz Committee has endeavoured to establish a Holocaust Memorial of Names that will bear the names of all the Dutch Holocaust Victims, including Roma and Sinti.  A design for the Memorial has been made by the American architect of Polish-Jewish descent Daniel Libeskind.  A longstanding  controversy  about the location of this voluminous Monument has been solved in April 2016: all involved parties seemCour du Hollandsche Schouwburg

to rest their case.

Cour du Hollandsche Schouwburg avec la stèle
Cour du Hollandsche Schouwburg avec la stèle

Formes du récit de filiation chez Pierre Bergounioux

bergounioux1[1]Formes du récit de filiation chez Pierre Bergounioux : de L’Orphelin à La Casse et La Ligne

Résumé

Relevant du vaste cycle autobiographique publié par Pierre Bergounioux entre 1984 et 1996, L’Orphelin (1992) est l’un des textes emblématiques du récit de filiation, genre littéraire qui a fait son apparition dans les deux dernières décennies du vingtième siècle et a été théorisé par Dominique Viart. Le livre est centré sur la lutte du narrateur  avec un père orphelin de guerre, qui se montre indifférent, voire hostile à l’égard de son fils, et refuse de lui accorder un sentiment d’existence. La lutte vaine du narrateur de L’Orphelin pour se faire reconnaître comme individu par ce père est également évoquée dans deux textes brefs, La Casse (1994) et La Ligne (1997). Une comparaison de L’Orphelin avec ces deux récits ‘satellites’ permettra de mettre en relief le jeu des variations narratives et spéculatives sur le thème d’une quête d’identité difficile.

In : Sylviane Coyault et Marie Thérèse Jacquet (éds), Les chemins de Pierre Bergounioux, Pubblicazioni Collana – Quodlibet Studio. Lettere. Ultracomporanea, 2016, ….. (ISBN 9788874628933)

Lien:

Brune, Smith, Ivan et Castro: l’histoire selon Pierre Bergounioux

‘Brune, Smith, Ivan et Castro: l’histoire selon Pierre Bergounioux’, Études romanes de Brno, 33, 1, 2012, 235-249.

bergounioux1[1]Cet article est centré sur sur quatre textes brefs de Pierre Bergounioux. Dans La mort de Brune, paru en 1996, Bergounioux revient sur l’enfant qu’il fut à Brive, sa ville natale; l’un de ses souvenirs concerne un tableau représentant Brune mourant. Cela l’amène à remonter à l’époque de la Révolution et à retracer la carrière de ce Brune, l’un des rares grands hommes de Brive, militaire révolutionnaire, devenu maréchal sous Napoléon, et assassiné par les royalistes à Avignon en août 1815. Basé sur un documentaire vu à la télévision au milieu des années 60, B-17 G (2001), oeuvre de commande, relate les derniers moments d’un bombardier américain abattu par un chasseur allemand en 1944. Le protagoniste de ce drame est l’un des mitrailleurs du Boeing, baptisé Smith par Bergounioux. Dans la lignée de B-17 G se situe une autre oeuvre de commande, parue fin 2010, qui comporte un bref récit et un essai, intitulés respectivement Le Baiser de sorcière et Le Récit absent. Le destin du protagoniste du Baiser de sorcière, un jeune tankiste soviétique, baptisé Ivan, tué avec son équipage dans les rues de Berlin fin avril 1945, rejoint celui de Smith. L’essai, Le Récit absent, est centré sur la question de savoir pourquoi l’histoire de l’URSS n’a pas trouvé d’écho digne de ce nom en littérature. Back in the Sixties (2003) résulte d’une visite de l’auteur à Cuba en 2002 qui lui fournit l’occasion de revenir sur le mouvement révolutionnaire sud-américain et le tiers-mondisme de sa jeunesse. La comparaison de ces quatre textes permettra de dégager ce qui relie l’évocation de trois périodes historiques différentes et de montrer en quoi ces récits sont illustratifs des rapports que Bergounioux tisse dans son oeuvre avec l’Histoire.

Lien: EtudesRomanesDeBrno_42-2012-1_25

Pour citer cet article:

Manet van Montfrans, ‘Brune, Smith, Ivan et Castro: l’histoire selon Pierre Bergounioux’, Études romanes de Brno, 33, 1, 2012, 235-249.

Pierre Bergounioux: un Limousin entre Descartes et Bourdieu

Liesbeth Korthals Altes, Manet van Montfrans, ‘Pierre Bergounioux: un Limousin entre Descartes et Bourdieu’. In Liesbeth Korthals Altes & Manet van Montfrans (Eds.), The New Georgics: Rural and Regional Motifs in the Contemporary European Novel, European Studies, A Journal of Culture, History, and Politics no 18 . Amsterdam/New York: Rodopi, 125-149.

Abstract:

This article discusses two texts by Pierre Bergounioux (b.1949) Miette (1995)
and Le Chevron (1996), which, like all his work, are set in his native region Le Limousin. In Miette a first person narratore describes the lives of three generations of a peasant family, Le Chevron is an autobiographical account of the relationship between the author and the landscape of his childhood. Bergounioux focuses on the fissure between two eras and two worlds. As one of the last eyewitnnesses he examines the norms of an age-old, rural society which will not survive. A convinced determinist, he describes how he remains anchored in his native land and how he, as a cultural oustsider from the despised provinces, struggles to gain  entry to mainstream literature. These tensions are expressed by means of an individual usage of traditional topoi, and by a style in which the vernacular is combined with sophisticated literary language).

‘La littérature périt si elle quitte le sol de la vie immédiate’.  (Pierre Bergounioux, Haute tension)

Lien:

Pour citer cet article: Liesbeth Korthals Altes, Manet van Montfrans, ‘Pierre Bergounioux: un Limousin entre Descartes et Bourdieu’. In Liesbeth Korthals Altes & Manet van Montfrans (Eds.), The New Georgics: Rural and Regional Motifs in the Contemporary European Novel, European Studies, A Journal of Culture, History, and Politics no 18 . Amsterdam/New York: Rodopi, 125-149.

Des hommes de Laurent Mauvignier: Un roman de filiation?

‘Des hommes de Laurent Mauvignier, un roman de filiation?’  Relief, 6 (2), 15-27.

Des hommes est centré sur deux cousins, qui après avoir fait leur service militaire en Algérie, entre 1960 et 1962, sont rentrés dans leur village, marqués à vie par leurs expériences de la guerre. Un incident amène l’un d’eux, narrateur dans la majeure partie du récit, à reconstruire la vie de l’autre, sombré dans la déchéance, et à se remémorer peu à peu leur passé commun. On pourrait considérer ce texte comme « un roman de filiation » même s’il résiste, par le dispositif narratif mis en place par Mauvignier, à cette catégorie générique.

Download pdf:  Des Hommes de Laurent Mauvignier: Un roman de filiation?

Pour citer cet article:

Manet van Montfrans (2012). Des hommes de Laurent Mauvignier: un roman de filiation?Relief, 6 (2), 15-27.