Alle berichten van Manet van Montfrans

Marcel Proust Aujourd’hui no 17: Proust et la musique.

Met bijdragen van:

Sabine van Wesemael, Sjef Houppermans, Manet van Montfrans, Laurence Miens, Luc Fraisse, Isabelle Perreault, Kaéko Yoshikawa, Manola Antonioli, Nell de Hullu-van Doeselaar, Arthur Morisseau, Anne Penesco, Akio Wada, Cédric Kayser, Annelies Schulte Nordholt.

Proust: “Il y a pourtant un royaume de ce monde où Dieu a voulu que la Grâce pût tenir les promesses qu’elle nous faisait, de…

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Ter gelegenheid van de honderdste sterfdag van Proust op 18 november 2022

Marcel Proust Aujourd’hui no 17: Proust et la musique, Leiden, Brill, 2022.

Met bijdragen van:

Sabine van Wesemael, Sjef Houppermans, Manet van Montfrans, Laurence Miens, Luc Fraisse, Isabelle Perreault, Kaéko Yoshikawa, Manola Antonioli, Nell de Hullu-van Doeselaar, Arthur Morisseau, Anne Penesco, Akio Wada, Cédric Kayser, Annelies Schulte Nordholt.

Proust: “Il y a pourtant un royaume de ce monde où Dieu a voulu que la Grâce pût tenir les promesses qu’elle nous faisait, de…

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Une vie dans les mots des autres. Le geste intertextuel dans l’œuvre de Georges Perec

Le recours à des emprunts textuels est une des pratiques constitutives de l’écriture perecquienne, depuis le premier roman, Les Choses, élaboré à l’aide de l’Éducation sentimentale jusqu’à « 53 jours », roman inachevé, construit à partir de La Chartreuse de Parme. Ces emprunts textuels – citations, allusions ou références faites à d’autres textes – ont fait l’objet de multiples analyses qui méritaient un travail de synthèse. Dans son étude exemplaire, issue d’une thèse de doctorat soutenue en 2015, Raoul Delemazure ne s’est pas contenté de compléter, systématiser et reprendre ou critiquer les résultats de ces analyses, mais il a historicisé les pratiques intertextuelles et les revendications de ces pratiques pour comparer les procédés de Perec à ceux de ses prédécesseurs et de ses contemporains. Pour faire le tour des différents aspects de l’intertextualité dans l’œuvre perecquienne, Delemazure a lu et relu non seulement les textes de Perec, mais encore les nombreux ouvrages que celui-ci a cités, il a dépouillé les documents – agendas, avant-textes, lettres – qui se trouvent dans le Fonds privé de l’Association Georges Perec, ainsi que les inestimables Entretiens et conférences réunis par Mireille Ribière et Dominique Bertelli. À ces sources s’ajoute une abondante littérature critique consacrée à la notion et aux pratiques de l’intertextualité. Le principal but de Delemazure est d’apporter une réponse à la question apparemment simple posée par Perec lui-même dans son article « Emprunts à Flaubert » (1980) : « Le pourquoi de ces emprunts systématiques ne m’est jamais apparu très clairement ».

Manet van Montfrans, M. (2020) « Raoul Delemazure, Une vie dans les mots des autres. Le geste intertextuel dans l’œuvre de Georges Perec », RELIEF – Revue électronique de littérature française, 14(1), p. 176–180. doi: 10.18352/relief.1078.

Éditions Verdier : un lieu, un projet, un trajet collectif. Entretien avec Colette Olive

Éditions Verdier : un lieu, un projet, un trajet collectif:

Manet van Montfrans s’entretient avec Colette Olive

Verdier est une maison d’édition indépendante avec un siège social à Lagrasse, dans l’Aude, et une permanence à Paris. La maison est aujourd’hui co-gérée par Colette Olive et Michèle Planel. Ensemble avec Gerard Bobillier et Benoît Rivéro (qui quittera le groupe assez vite), elles ont été à l’origine d’une aventure éditoriale extra­ordinaire. Les titres (environ 700) du catalogue édité en 2019 à l’occasion des quarante années d’existence se regroupent en cinq grandes rubriques : littérature, sciences humaines, philosophie, art, architecture et cinéma, spiritualités. À la fondation de la maison en 1979, les éditeurs ont laissé derrière eux leur militan­tisme politique, sans pour autant renier leur volonté de contribuer à transformer sinon le monde, du moins les consciences. Le cata­logue témoigne d’une exigence sans faille ainsi que d’une extraordinaire ouverture au monde. Né en plein cœur des Corbières, Verdier a voulu se situer au croisement de différentes cultures. En font preuve les collections de traductions de plusieurs langues étrangères, dont l’arabe et l’hébreu. Le fonds comporte des textes fonda­teurs tels le Guide des égarés de Moïse Maïmonide, Les Batailles nocturnes de Carlo Ginzburg, Les récits de la Kolyma (2003) de Varlam Chalamov, mais il montre aussi l’émergence d’auteurs français importants, tels Pierre Michon et Pierre Bergounioux. Comment une maison d’édition qui se caractérise par un fonds exigeant a-t-elle réussi à garder son indé­pendance sans faire de concessions ? Comment a-t-elle su survivre aux naufrages économiques, éviter d’être écrasée dans des reprises commerciales incer­taines ? Comment a-t-elle fait face à la transformation radi­cale de l’industrie du livre, c’est-à-dire sa fabrication, sa diffusion et sa médiatisation ? Ce sont les questions que nous avons posées à Colette Olive, dans le cadre d’un entretien visant à mettre en lumière le travail accompli durant une quarantaine d’années par cette maison d’édition singu­lière.

RELIEF (Revue électronique de littérature française), Vol. 15 No 1 (2021): (Re)traduire les classiques français, ( Maaike Koffemans&Marc Smeets éds)175-184.

https://revue-relief.org/issue/view/466

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Georges Perec, L’oeuvre-monde

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Op 20 mei verschijnt bij uitgeverij Venternier n° 14 van de Cahiers Georges Perec: ‘Perec: l’œuvre-monde’. Ruim 30 bijdragen over ‘Perec als schrijver zonder grenzen’: de invloed van schrijvers als Bioy Casares, Calvino, Melville, Sterne in zijn werk, de verwantschap van Auster, Kousbroek, Murakami en Sebald met Perec, brieven uit de correspondentie met zijn Duitse vertaler Eugen Helmlé, illustraties uit de animatiefilm van Clarence Stiernet: ’11, rue Simon-Crubellier. Qui est là?’ en nog veel meer. Voorinschrijving is mogelijk en zou, gezien de precaire huidige situatie van de Franse uitgeverij, een welkome steun zijn: https://www.lesventerniers.com/product-page/perec-l-%C5%93uvre-monde-cahier-georges-perec

Cahiers Georges Perec n° 14

Perec : l’œuvre-monde

Sommaire

Textes réunis et présentés par Raoul Delemazure, Éléonore Hamaide-Jager, Jean-Luc Joly et Emmanuel Zwenger

 Un œuvre-monde, un écrivain sans frontières

–Emmanuel Zwenger : Perec ou l’espace rêvé d’une littérature mondiale

–Tonia Raus : Le voyage de Bartlebooth ou le tour de son Monde

–Maxime Decout : Perec chez les Englès

–Eric Lavallade : En terre étrangère. Etude de quelques références étrangères dans Les Revenentes (langues, pays, références littéraires)

–Marc Caplan : Quitte ou double : l’effacement du discours et de la langue juifs dans W ou le souvenir d’enfance

–Marc Parayre : « Jawol, I said » : ou quand, chez Perec, le lipogramme déteint sur les langues étrangères…

–David Bellos : Georges Perec dans le monde anglophone de 1965 à 2000

–Michaël Ferrier : Japon mode d’emploi. Perec et le Japon

–Haruo Sakazume : Le Japon dans le chapitre III de La Vie mode d’emploi

–Jelena Novakovic : « L’opinion publique française et la Guerre d’Algérie » de Perec dans le contexte de son aventure yougoslave

Clarence Stiernet, « 11 rue Simon-Crubellier : qui est là ? »

chapitre 60

  1. Des amitiés étrangères

–Des amitiés étrangères : présentation des documents

–Georges Perec et Eugen Helmlé : trois lettres

Clarence Stiernet, « 11 rue Simon-Crubellier : qui est là ? »

chapitre 51

–Georges Perec et Harry Mathews : corrections pour La Vie mode d’emploi

      –fac similé

–transcription

Clarence Stiernet, « 11 rue Simon-Crubellier : qui est là ? »

Valène

  • Perec et des écrivains étrangers

–Mariano d’Ambrosio : Perec et Sterne

–Eddis Miller : Un homme inutile : Perec et Bartleby

–Raoul Delemazure : Perec lecteur de Kafka

–Francesca Dainese : Svevo et Perec : Histoire d’une confession mensongère

–Shuichiro Shiotsuka : Bioy Casares, source de l’imaginaire lipogrammatique

–Priya Wadhera : Les copies originales chez Perec et Warhol

–Severina Chi-Lin Hsu : Perec/Calvino, caché et découvert

Clarence Stiernet, « 11 rue Simon-Crubellier : qui est là ? »

chapitre 87

  1. Des écrivains étrangers et Perec

–Manet van Montfrans : Filiations perecquiennes néerlandaises. Rudy Kousbroek  et Georges Perec : affinités électives

–Jean-Luc Joly : Georges Perec et Paul Auster : une troisième musique du hasard

–Isabelle Dangy : Perec/Murakami

–Nozaki Kan : Dans la marge des mondes parallèles : Haruki Murakami et Georges Perec

–Paula Klein : Échos perecquiens dans la littérature argentine : de Cortázar aux écritures « non créatives » contemporaines

–Haydée Silva : GP + MX = X : poser/penser l’inconnue perecquienne au Mexique

–Vinicius Gonçalves Carneiro : Poésie de refus et plagiat par anticipation chez Georges Perec et Augusto de Campos

–Dominique Raymond : Je me souviens. Regard sur l’intertexte perecquien dans la littérature québécoise

–Margareth Amatulli : De l’écrit à l’écran : Georges Perec et le cinéma italien

–Éléonore Hamaide-Jager : Zeina Abirached et Perec : une écriture sous influence, de l’ignorance à la revendication

Clarence Stiernet, « 11 rue Simon-Crubellier : qui est là ? »

 chapitre 52

  1. Etudes comparatistes

–Emmanuel Zwenger : La vie sensible de la mémoire dans Récits d’Ellis Island de Georges Perec et Les Émigrants de Winfried Georg Sebald

–Nurit Lévy : Les allégories des camps de concentration et des ghettos dans W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec, Badenheim 1939 d’Aharon Appelfeld et Le Voyage d’Anna Blume de Paul Auster

–Evelyne Clavier : Samuel Beckett et Georges Perec : comment dire le monde totalitaire. Du Dépeupleur (1970) à W ou le souvenir d’enfance (1975)

Clarence Stiernet, « 11 rue Simon-Crubellier : qui est là ? »

l’ensemble des personnages

 

Poste restante, een bericht uit 1945. Over Franse literatuur, vervolging en volharding

Poste restante, een bericht uit 1945. Over Franse literatuur, vervolging en volharding

Rien où poser la tête is het bijzondere autobiografische verslag van de Pools-Joodse schrijfster Françoise Frenkel.  Frenkel  beschrijft haar lotgevallen als eigenaresse van een Franse boekhandel in Berlijn tijdens het interbellum  en als vluchtelinge in Frankrijk. Het werk raakte na uitgave in 1945 al snel in vergetelheid, maar werd in 2015 herontdekt en opnieuw uitgebracht.  Met voorwoord van Patrick Modiano. Vertaling Marianne Kaas, Atlas Contact 2018.

Niets om het hoofd op neer te leggen

 

 

Zie Vooys, Tijdschrift voor Letteren, I 34.3 I,  2016,  Archief – Vooys (tijdschriftvooys.nl)

Prix Renaudot voor Marie-Hélène Lafon

De prix Renaudot 2020 is op 2 december toegekend aan Histoire du fils (Buchet-Chastel) van Marie-Hélène Lafon. Voor haar eerste roman, Le soir du chien, ontving ze in 2001 al de Prix Renaudot des lycéens. Daarna publiceerde ze een tiental romans en bundels korte verhalen, waaronder L’annonce en Les pays. Deze laatste roman, in 2012 bekroond met de Prix du style, gaat over de overgang van de onherbergzame, hooggelegen Cantal naar de wereldstad Parijs, de twee plaatsen waartussen de hoofdpersoon Claire zich beweegt. In 2016 werd de bundeling van haar korte verhalen, Histoires (2015) bekroond met de Prix Goncourt de la nouvelle.
Lafon werd in 1962 geboren in Aurillac in de Cantal, als tweede dochter in een boerengezin. In 1980 vertrok ze naar Parijs voor een studie klassieke talen. Haar keuze voor de zogeheten dode talen is opmerkelijk: haar eigen moedertaal, het occitan, wordt ook bijna niet meer gesproken. Lafon’s romans en korte verhalen zijn verankerd in de werkelijkheid van een plattelandswereld die al meer dan een halve eeuw in een langgerekt stervensproces verkeert. Haar personages zijn zwijgzaam en komen tot leven in hun gebaren, hun fysieke voorkomen.
‘Ecrire à la lisière’, schrijven op de grens, dat is wat Lafon doet, in sober en suggestief proza. Tot haar grote voorgangers rekent zij Pierre Bergounioux (Miette, 1995) en Pierre Michon (Vies minuscules, 1984). Katelijne de Vuyst vertaalde Histoire du fils als Geschiedenis van de zoon voor Uitgeverij Vleugels. Hopelijk vindt deze meerdere malen bekroonde schrijfster nu ook in Nederland haar publiek.

Verwante teksten

  • Pierre Michon, Vies minuscules, Gallimard, 1984
  • Pierre Bergounioux, Miette,  Gallimard, 2001
  • Pierre Jourde, Pays perdu, Ed. L’esprit des péninsules, 2003
  • Raymond Depardon, Paysans,  Seuil, Points, 2009
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Le roi vient quand il veut: een nieuwe roman van Pierre Michon in 2020

In een interview in Le Monde van 24 juli vertelt Pierre Michon dat hij de laatste hand legt aan een ‘liefdesverhaal’, een roman van 500 pagina’s die hij in de herfst bij zijn uitgever Gallimard zal deponeren. Het is een bericht dat Michons lezers zal verheugen maar ook verbazen. Het is al elf jaar geleden dat Les Onze (De elf) verscheen, het buitengewoon beeldende verhaal over een fictief groepsportret van de hoofdrolspelers van de Franse Revolutie. Het boek werd bekroond met de Grand Prix de l’Académie française, Michon kreeg nog meer roem dan hij al had, maar heeft daarna het geduld van zijn publiek meer dan een decennium op de proef gesteld : ‘De koning komt wanneer het hem behaagt’, zoals de titel van een verzameling vraaggesprekken met hem luidt. En dan nu 500 pagina’s van een schrijver die zijn stof altijd zo verdichtte dat hij er nooit meer dan 200 vulde. Over liefde. En ‘heel eigentijds’.
Hieronder: Michon leest Les Onze in Cerisy-la-Salle (2009)

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